Love addiction
En ayant purifié mon sang de ces poisons
Qui m'avaient un moment ôté toute raison,
Me désintoxiquant à force de colère
De tous ces psychotropes qui polluaient mon air;
Débarrassant mon âme de ces pseudos besoins
Qui m'ont tant transformée, qui m'ont menée si loin,
Dans une absurdité cruelle et destructrice
Laissant dans leur sillage d'amères cicatrices;
Et en m'autorisant à croiser mon image
A regarder en face ce tout nouveau visage,
Lavée de toute drogue, alcool, cachtons et joints,
Je me retrouve enfin, enfin je me rejoins .
Cette grande victoire sur mes démons internes
Ne brille malgré elle que de reflets bien ternes,
Car elle s'est construite sur une déchirure
Qui dure, que j'endure, blessure qui perdure .
Ma plus grande addiction est aussi la plus belle,
Je ne peux la combattre tant elle m'est essentielle .
Elle me garde en vie, m'insuffle de l'espoir
Que je sais bien ténu, mais laissez-moi y croire .
L'ultime dépendance que mon coeur gardera
Est celle qu'auraient pu chanter Brel, Barbara :
"Mon cher, mon doux, mon tendre, mon merveilleux Graou,
Sachez que ma plus belle histoire d'amour, c'est vous."
Espoir
Réparation
Je garde une cicatrice en souvenir de toi
Sur le front, juste au-dessus de mon sourcil droit
Mais elle est bien futile au regard de ce trou
Dont mon coeur est creusé, pétri d'un amour fou .
Ton silence est pour moi le pire châtiment
Ton absence attise le feu de mes sentiments
Oui, je suis coupable, j'avoue, je passe à table
De ne pas avoir su te rester désirable .
J'ai gâché cette chance que tu m'offrais pourtant
A coups de jalousie et de ressentiment .
Alors tu es parti, pour prendre tes distances
Je crois aujourd'hui que j'ai perdu ta confiance .
Tu ne reviendras pas, et c'est là ma douleur
Mon coeur en noir et blanc ne voit plus les couleurs
Qui pourtant éclataient, illuminant mon âme
Quand tu étais mon homme et quand j'étais ta femme .
Et je suis convaincue qu'une telle passion,
Quand deux corps et deux coeurs s'aiment à l'unisson,
Ne se reproduit pas, jamais, dans une vie,
Tu es mon doux, mon ange, mon désir, mon envie .
Nous savons tous les deux que c'est allé trop loin
Ces terribles disputes, en avions-nous besoin ?
Peut-être pour expier nos péchés mutuels ?
Il fallait qu'ils explosent en gerbe d'étincelles .
Ta détermination à ne plus me revoir
Agit sur mon esprit comme un coup de poignard
Ne plus toucher ta peau, respirer ton odeur
Caresser ton visage, sentir battre ton coeur .
Tout recommence, et oui, tout se répare,
Quand les coeurs se font confiance, il n'est jamais trop tard ...
Je t'aime, pour la vie .
Asse
Tremblante, je ne peux maîtriser cette angoisse
Lancinante, insidieuse, vile comme une poisse
Qui colle à mon esprit, telle une glu tenace
Elle obsède mon âme, et ce, quoi que je fasse .
Tout le monde me dit d'attendre que ça passe
Qu'il faut que je l'oublie, cette sombre connasse
Qui a laissé sur toi, la perfide limace,
Son immonde venin, son odeur et sa crasse .
Notre amour est pourtant toujours aussi vivace
Mais je sens que sur nous plane cette menace
Que ta liaison avec cette hideuse radasse
N'ait creusé entre nous un sillon, une trace .
Je vous vois tous les deux, tu l'aimes, tu l'embrasses
Et tu lui fais l'amour, elle a volé ma place
Entre tes bras trop doux pour une telle pouffiasse
Tu lui as fait l'amour, toujours je le ressasse .
Je voudrais tellement que ma mémoire efface
Les détails sexuels, intimes et dégueulasses
Que m'a livrés cette autre, cette garce sans classe
Savoir tout ça me tue, m'épuise, me dépasse .
Il faut que toi aussi, de ton esprit tu chasses
Les amers souvenirs de cet amour fugace
Que tu as partagé avec cette pétasse
Qui se prend pour un top, mais n'en n'a pas la grâce .
Je t'ai poussé à bout et je dois faire face
A ce lourd châtiment qui me plonge en disgrâce
Il faut que je l'oublie avant que ne trépasse
Ton amour envers moi, que vraiment tu te lasses .
Et je dois la noyer profond sous la surface,
Et je dois l'écraser comme un taon qui agace,
Et je dois la briser à coups de lourde masse,
Pour que son souvenir me laisse enfin de glace .
Mon amour
Mon amour, je vois bien que tu n'es plus le même
Es-tu sincère quand tu me dis que tu m'aimes ?
L'ayant dit à cette autre il y a à peine un mois
Je te trouve distant, indifférent et froid .
Elle reste coincée, cette boule indigeste
Dans le fond de ma gorge, elle s'agrippe, la peste .
Chaque jour, chaque nuit, je ressasse, épuisée,
Ces souvenirs amers, cette infidélité .
Je fus coupable aussi du péché d'adultère
Je m'en repens cent fois, supplie genou à terre
Pour que tu me pardonnes un humiliant affront
Qui n'égale pourtant ta propre trahison .
Car moi je n'ai jamais aimé d'autre que toi
J'ai commis cette faute dans le désarroi
Entre les murs sordides de cet hôpital psy
Par déraison, vengeance, par folie, par défi .
Mais ce qui entretient cette mélancolie
C'est de t'imaginer, toi, partageant sa vie
Rentrant le soir chez elle, l'embrasser sur la bouche
Et dîner en famille, et partager sa couche .
Savoir ce corps si beau, ce visage si doux
Caressés par cette autre, cette hyène, ce pou,
Ce corps que je croyais toujours m'appartenir
M'a été usurpé, devenant souvenir .
Mais le pire de tout, c'est cette intimité
Dans laquelle tu t'étais laissé emporter
Tu lui as dit des choses sur toi, sur nous, sur moi
Ces détails personnels ne la regardaient pas .
Et savoir par sa main vos ébats sexuels
M'obsède chaque jour, rémanence cruelle .
L'apothéose fut quand tu m'as avoué
Que tu lui avais dit "Je t'aime" le premier.
Ce fut un vrai poignard me transperçant le coeur
Cette phrase éculée prend là sa vraie valeur
J'aurais pu digérer que tu passes une nuit
Perdu et loin de moi, avec une autre fille .
La pilule sera longue à assimiler
Pour cela j'ai besoin de toi, mon cher aimé .
Un peu plus de soutien, un peu plus de chaleur
Mais je me suis trouvée seule face à mes pleurs .
Tout était de ma faute et ce n'était pas juste
Cette cinglée m'agresse et c'est moi qui déguste
J'essaie de l'oublier chaque jour, chaque soir
Mais elle revient toujours, toujours comme un cauchemar .
Elle me nargue, m'insulte, et que devrais-je faire ?
Tendre la joue gauche et paisiblement me taire ?
Je veux juste savoir si tu m'aimes vraiment
Si tu es revenu pour cause de sentiments .
Et non pas pour ma paye et mes économies
Peut-être pour mon cul et le jardin pour Twi .
Tu dois me juger dure, cruelle voire méchante
Mais la passion en moi est tellement puissante
Que j'ai besoin encore, en permanence, toujours
D'être rassurée à propos de notre amour .
Car je t'aime, Malou, je t'aime, ça déborde
Nos âmes sont liées, nos guitares s'accordent
Je t'aime et te désire, ainsi qu'au premier jour
Quand nous faisions alors partout, toujours, l'amour .
Mon trésor, ma douceur, mon ange, je t'en prie
Grâce à toi, grâce à Max, j'ai espoir en la vie
Même si certains soirs, envahie par le spleen
Des bouteilles de vin sous mes yeux se dessinent
Qui n'arrangeraient rien à mon état de blues
Cet état pitoyable où je suis une bouse .
Tout cela pour te dire, mon ange, que je t'aime
Que j'ai besoin de toi, mon Nutella, ma crème,
Mon chanteur, ma vedette, mon amour, mon amant
Celui que j'attendais, ici et maintenant .
Jalousie
Que ces deux sentiments : jalousie et colère
Soient intimement liés, de façon douce-amère
Me paraît évident, aujourd'hui je le sais
Car j'en ressens le sens, maintenant que je hais .
Cette rivale honnie que tu as cru choisir
Elle qui a cru en un possible avenir
Comme je l'ai haïe, sans même la connaître
Te sachant dans ses bras, dans son coeur, dans son être .
Mais la haine et l'amour sont eux aussi si proches
Entre ressentiment, adoration, reproche
On se trompe, on se cherche, en croyant s'oublier
Pétri d'amertume et de culpabilité .
Mon amour, il nous faut surpasser ce gâchis
Oublier, effacer; et retrouver l'envie
Les projets, la passion et la complicité
Que nous avons pendant ces trois ans partagés .
Il faut toujours laisser une seconde chance
Il est possible de retrouver la confiance
Quand on se parle à nu, sans secrets ni mensonges
En se disant les joies ou peines qui nous rongent .
Si cet homme est le bon, le vrai, l'inespéré
Celui dont chaque jour vous rêvez éveillée
Alors suppliez-le, hurlez-lui votre amour
Oubliez votre ego et tous vos beaux discours
Mieux vaut s'agenouiller, implorer le pardon
Laisser parler son coeur, oublier sa raison
Plutôt que de risquer, par orgueil ou fierté,
De perdre son amour, le vrai, l'inespéré .

